jeudi 5 juillet 2012

Diogène de Sinope (413-327 av. J.-C.)

Diogène de Sinope, en grec ancien Διογένης / Diogénês (Sinope v. 413 – Corinthe, v. 327 av. J.-C.), aussi appelé Diogène le Cynique, est un philosophe grec de l'Antiquité et le plus célèbre représentant de l'école cynique.

Il fut disciple de Xéniade et devint le maître entre autres de Zénon de Cition et Monime de Syracuse. Parmi tous les auteurs cyniques, c'est sur Diogène que la légende a accumulé le plus d'anecdotes et de bons mots, cette foison rendant leur authenticité largement douteuse. Les portraits de Diogène qui nous ont été transmis divergent parfois, le présentant tantôt comme un philosophe « clochard », débauché, hédoniste et irréligieux, tantôt comme un ascète sévère, volontaire, voire héroïque1.

La masse d'anecdotes légendaires sur Diogène de Sinope montre en tout cas que le personnage a profondément marqué les Athéniens. Il vivait dehors, dans le dénuement, vêtu d'un simple manteau, muni d'un bâton, d'une besace et d'une écuelle. Dénonçant l'artifice des conventions sociales, il préconisait en effet une vie simple, plus proche de la nature, et se contentait d'une jarre (en grec pithos) pour dormir.
Diogène avait l'art de l'invective et de la parole mordante. Il semble qu'il ne se privait pas de critiquer ouvertement les grands hommes et les autres philosophes de son temps (parmi lesquels Platon). Les apostrophes les plus connues qui lui sont attribuées sont : « Je cherche un homme » (phrase qu'il répétait en parcourant la ville avec sa lanterne), et « Ôte-toi de mon Soleil » (en réponse au roi de Macédoine Alexandre, qui était venu lui demander s'il avait besoin de quoi que ce soit).

http://fr.wikipedia.org/wiki/Diog%C3%A8ne_de_Sinope

Étienne de la Boétie (1530-1563)

Etienne de la Boétie est né le 1er novembre 1530 à Sarlat, dans une famille de magistrats.

Il est élevé dans un milieu bourgeois très instruit. Nous avons toutefois peu d'informations précises sur l'éducation et les premières années de l'auteur. On sait que son père meurt alors qu'il est encore jeune. Etienne est alors confié à son oncle Estienne, à qui il « doit son institution et tout ce qu'il est et pouvait être ».

Malgré les rumeurs d'un passage au Collège de Guyenne, l'institution bordelaise n'en a aucune trace. En tout cas, après la fin de ses humanités, la Boétie se prend de passion pour la philologie antique. Il écrit des vers en plusieurs langues, français, latin et grec, ainsi que de nombreux sonnets d'amour. Par la suite, Etienne sera un grand traducteur de Plutarque, Xénophon et Virgile.

Dès 18 ans, le jeune homme étudie le droit à l'Université d'Orléans. Il écrit alors son premier et plus célèbre ouvrage, Discours de la Servitude Volontaire ou Contr'un.

Cet ouvrage développe une critique forte de la tyrannie. Cela explique peut-être sa publication tardive après la mort de l'écrivain, en 1574, dans le recueil de tendance protestante, Le réveil-matin des Français.
En janvier 1553, la Boétie devient conseiller au parlement de Bordeaux, deux ans avant l'âge légal.
En décembre 1553, il est promu à l'office de Conseiller en la cour.

Dès 1560, Etienne prend part à plusieurs négociations de paix en plein cœur des guerres de religion entre catholiques et protestants. Il épouse, à cette époque, Marguerite de Carle.

Durant l'année de 1563, la santé de la Boétie se dégrade subitement et violemment : il est très atteint pour un « flux de ventre avec des tranchées ». Il s'agit en fait d'une dysenterie qui tourne mal. La peste et la famine font rage dans le Périgord, et son ami Montaigne pense qu'Etienne y a attrapé le germe. La Boétie cherche alors à regagner le Médoc et les terres de sa femme. Il cherche de l'air pur et un environnement favorable à sa guérison. Malheureusement pour lui, la douleur est-elle qui doit s'arrêter en chemin.

L'écrivain se repose alors quelques temps chez Richard de Lestonnac, le beau-frère de Montaigne et un de ses collègues au Parlement. Etienne de la Boétie comprend qu'il va bientôt mourir, et dicte son testament. Il meurt finalement le 18 août 1563 à Germignan, non loin de Bordeaux.  Montaigne commente la mort de son ami dans une lettre pour son père : « Le 18 du mois d'août de l'an 1563, Étienne de la Boétie expire. Il n'est âgé que de 32 ans 9 mois 17 jours »

Œuvre de la Boétie


Malgré de nombreux poèmes et traductions, La Boétie reste surtout célèbre pour son Discours de la servitude volontaire, dans lequel il s'interroge sur plusieurs questions : celle de l'esclavage volontaire (pourquoi accepte-t-on de se soumettre ?), celle de la division pour assoir sa domination politique...
Dans son œuvre, il distingue trois types de tyrans : « Les uns règnent par l'élection du peuple, les autres par la force des armes, les derniers par succession de race ».

Etienne de la Boétie a beaucoup apporté à la philosophie politique, de par ses recherches sur les causes de la servitude volontaire, détruisant ainsi l'idée répandue d'une servitude forcée. Selon lui, les hommes n'ont jamais connu la liberté, et sont « accoutumés à la sujétion », ce qui les pousse logiquement à la servitude. Mais surtout, il a examiné les fondements de la tyrannie et les secrets de la domination. Quelques citations de son œuvre :

« Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres. »
« La première raison de la servitude volontaire, c'est l'habitude. »
« Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. »

http://www.fichesdelecture.com/auteur/biographie/274-etienne-de-la-boetie/

lundi 2 juillet 2012

La Brèche de Roland

La brèche de Roland est une impressionnante trouée naturelle de 40 m de large et de 100 m de haut s’ouvrant dans les falaises situées au-dessus du cirque de Gavarnie dans les Pyrénées. Située à une altitude de 2 804 m, elle marque la frontière entre la France et l’Espagne.

La brèche peut être atteinte depuis le refuge des Sarradets, en une heure d’ascension environ.

http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Brèche_de_Roland

Roncevaux

Roncevaux en français, ou Orreaga en basque ou Roncesvalles en espagnol ou Ronzesbals en aragonais, Orreaga-Roncesvalles officiellement[1], est une municipalité située dans la comarque d'Auñamendi, dans la Communauté forale de Navarre, au nord de l'Espagne.

Roncevaux compte quelques maisons groupées autour d'un monastère dont la fondation remonte au XIIe siècle. Ce monastère comprenait une hôtellerie pour les pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le secrétaire de mairie est aussi celui de Auritz-Burguete et Erro[réf. nécessaire].

Ce village des Pyrénées, doté d'une église et d'un musée, connaît une double renommée. Selon la légende, laquelle reprend toutefois un fait historique relaté par le moine Eginhard dans la Vita Karoli Magni (chapitre IX[3] ), c'est là que Roland, conduisant l'arrière-garde de l'armée de Charlemagne fut surpris le 15 août 778 par les Vascons. Les Vascons (ancêtres des Basques et des Gascons) ont tendu un guet-apens à Roland qui venait de piller et incendier leur capitale, Pampelune. Il sonna de son cor, trop tard pour que le roi puisse lui prêter assistance.

La légendaire Brèche de Roland se trouve beaucoup plus à l'est dans les Pyrénées centrales, au-dessus du cirque de Gavarnie, dans le département des Hautes-Pyrénées.
Le Pas de Roland se trouve beaucoup plus au nord, sur la commune d'Itxassou dans le département des Pyrénées-Atlantiques, le long de la Nive.

Un rocher de granit orné de bas-reliefs en bronze, chante la mémoire du paladin qui inspira la plus célèbre des chansons de geste.

http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Roncevaux

Rocamadour

Rocamadour est une commune française, située dans le département du Lot et la région Midi-Pyrénées. Les habitants sont les Amadourien(ne)s. Le village se trouve au-dessus d'un plateau dominant de 150 m le canyon de l'Alzou.

L'église Saint-Sauveur et la crypte de Saint-Amadour sont classées au patrimoine mondial de l'UNESCO, dans le cadre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle[1]. C'est l'un des sites les plus visités de France avec plus d'1,5 million de visiteurs par an, après le Mont-Saint-Michel, la cité de Carcassonne, la Tour Eiffel et le château de Versailles[2]. Cette désignation touristique fut une véritable réussite digne des plus grands succès publicitaires, au moment où, durant l'après-guerre, la cité cherchait à valoriser son site plutôt que son pèlerinage[3].

http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Rocamadour

Durandal

Durandal est le nom de l’épée mythique qui a appartenu au chevalier Roland, personnage de la littérature médiévale et de la Renaissance.

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La mort de Roland à Roncevaux dans une embuscade tendue par des Vascons est racontée dans La Chanson de Roland (où les Vascons sont remplacés par les Sarrasins).

C'est dans la geste du roi, composée au Xe siècle, que l'on retrouve la «chanson de Roland». Ami d'Olivier, frère de sa fiancée la belle Aude, Roland est comte de la Marche de Bretagne, et surtout neveu de Charlemagne. Quand ce dernier passe les Pyrénées pour aller lutter contre les Sarrasins en Navarre, Roland commande l'arrière garde qu'attaquent les Sarrasins au col de Ronceveaux, suite à la trahison de Ganelon. Roland et ses hommes résistent jusqu'au dernier. Blessé à mort, il sonne enfin dans son olifant, appelant Charlemagne à son secours. La légende veut que Roland ait tenté de casser sur un rocher son épée Durandal pour qu'elle ne tombe pas aux mains des Sarrasins, mais c'est le rocher qui se brisa, ouvrant la brèche de Roland.

Une autre version de la légende veut que Roland ait alors appelé l’archange Michel à l’aide, puis lancé son épée vers la vallée. Celle-ci traversa alors miraculeusement plusieurs centaines de kilomètres avant de se ficher dans le rocher de Notre-Dame de Rocamadour (où l’on peut encore l’admirer aujourd’hui).

La légende veut que Durandal a été donnée à Charlemagne, alors qu'il était aux vallons de Maurienne, par un ange de Dieu, afin qu'il la remette à un comte capitaine. Charlemagne en ceignit alors Roland.

http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Durandal#section_1

Roland le preux (736-778)

Roland ou Hruotland (Hruodland en francique), dit Roland le preux, né en 736 et mort en 778 à Roncevaux, était un chevalier Franc, comte des Marches de Bretagne, chargé de défendre la frontière de la France contre les Bretons, et – selon la légende – neveu de Charlemagne. Il a notamment donné son nom à la brèche de Roland et la chanson de Roland.

Selon la Vita Karoli Magni, œuvre écrite entre les années 829 et 836 par Eginhard, moine et chroniqueur, les Vascons massacrèrent Roland et toute son armée au cours de la bataille de Roncevaux[1].

Le roi Charles Ier, futur Charlemagne, conduisit effectivement ses troupes à Saragosse en Espagne à la demande du wāli de la ville, Sulayman ibn al-Arabi, mais ce dernier ayant été remplacé entre temps, Charles trouva les portes de la ville closes. De dépit, l'aile occidentale de l'armée franque, conduite par le roi, rasa les défenses de la ville navarraise de Pampelune, qui avait pourtant résisté à la pression musulmane. Le 15 août 778[2],[3], pour piller son ravitaillement, des Vascons insoumis décimèrent l'arrière-garde de l'armée du roi Charles, lourdement armée, alors qu'elle gravissait péniblement une vallée encaissée depuis Roncevaux. Roland et quelques autres nobles y trouvèrent la mort, ainsi que le comte du palais Anselme le Preux.

http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Roland